18 octobre 2012

Adieu Tour(s) Plus, vive Tours Métropole ?

En 2014 se tiendront de nouvelles élections municipales ; à Tours les candidats sont variés et le contexte politique offre quelques incertitudes.

A  droite on se positionne déjà et sur les rangs il y a :
- Guillaume Peltier : un "expert en communication politique moderne" qui use et abuse des éléments de langage, il pratique avec affection la "discussion sondagière" et il porte le courant de la "droite forte" au niveau national.
- Thibaud Coulon : un conseiller régional UMP représentant l'aile des démocrates chrétiens. Il est connu pour son combat contre la statue géante de Rougemont.
- Pascal Ménage ou Renaud Donnedieu de Vabres : deux conseillers municipaux qui siègent pour l'UMP, même si le dernier a pris du recul, il faudra observer ses prises de positions dans les mois à venir.

A gauche, il subsiste un doute car on sait qu'une loi sera votée interdisant le cumul des mandats. S'il reste sénateur, Jean Germain ne pourra donc pas se représenter : il lui faudra choisir entre le Palais du Luxembourg et l'Hôtel de Laloux. Il y a un an le maire annonçait son envie de rempiler et on imagine mal qu'il laisse dans les mains de quelqu'un d'autre les nombreux chantiers entamés, il est donc envisageable qu'il privilégie Tours.

Au centre, le MoDem revendiquera légitimement un place, Sophie Auconie peut ambitionner une candidature (à moins qu'elle ne préfère un ticket avec l'UMP), enfin comptons sur Christophe Bouchet qui bénéficie d'une notoriété locale grâce à son passage au Tours Football Club.

Ces acteurs souhaitent améliorer la vie de 135 000 habitants voire même la vie des 300 000 habitants de l'agglomération.

Sans titre

Pour la première fois en 2014, les conseillers communautaires seront fléchés sur les listes. Lorsqu'on déposera notre bulletin dans l'urne, nous saurons qui siégera à l'Hôtel communautaire. Cette évolution démocratique rend plus transparente le mode de désignation et cela rapproche les citoyens de leurs élus communautaires. Mais il subsiste des incohérences dans le système. En effet, seuls les candidats de la liste gagnante siégeront à l'agglomération, donc si tous les maires de l'agglomération étaient élus sous une même couleur politique (ce qui est a priori improbable), il n'y aurait aucune opposition...

Pourtant, aujourd'hui l'agglomération est devenue le niveau de décision fondamental pour toutes les villes qui la composent. On y discute aménagement du territoire, investissement économique, transport, tourisme... les choix sont faits dans l'optique d'une cohérence territoriale mais dans un soucis de répondre prosaïquement à des situations différentes. L'agglomération, c'est un échelon d'avenir autour duquel se construira l'attractivité de la Touraine, c'est aussi le moyen de se mettre en conformité avec le standard des villes européennes. En France, il y a environ 36 000 communes, cela représente 40% des communes des 27 pays de l'union européenne... c'est énorme, surtout que les communautés d'agglomération et les départements s'enchevêtrent dans leurs responsabilités.

Au moment où se déroulent les "états généraux sur la démocratie territoriale", les responsables tourangeaux doivent poursuivre leur réflexion sur les contours et sur le rôle de la communauté d'agglomération Tour(s) Plus. Cette dernière mériterait d'ailleurs d'être renommée car son nom "pousse à la faute" et il n'est porteur d'aucune identité pour les citoyens et les acteurs étrangers. Tours Métropole serait plus adéquat, ce nom de domaine est d'ailleurs réservé sur internet depuis 2007 : toursmetropole.fr.

Quels seraient les contours de Tours Métropole ?
A l'image du logo de Tour(s) Plus qui est arqué à l'ouest mais pas à l'est, il reste des irréductibles gaulois qui refusent d'intégrer l'agglomération. Il conviendra donc de répondre aux craintes émises pas certains habitants du Vouvrillon derrière lesquelles il y a des jeux d'influence politique : non, il n'y aura pas une densification de leur commune (Savonnière et Villandry qui ont rejoint l'agglomération en 2010 n'ont pas été inondées de tours HLM).

Quels seraient les responsabilités de Tours Métropole ?
Le conseil général doit-il abandonner ses compétences à la métropole et se concentrer sur les territoires reculés du département ? Les communes qui composent la métropole doivent-elles garder la clause de compétence générale ? Seule une nouvelle réforme des collectivités territoriales permettra de trancher ces dernières questions ; la balle est dans le camp du gouvernement et du parlement.

Rêvons : et si l'élection de 2014 était la dernière élection du maire de Tours avant l'élection du maire de Tours Métropole ?


Commentaires sur Adieu Tour(s) Plus, vive Tours Métropole ?

    Quand on voit la taille minuscule de la ville ça fait vraiment sourire.

    Posté par terre, 10 mars 2013 à 11:48 | | Répondre
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